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En tant que membre d’En Marche, je n’ai reçu aucune investiture pour me présenter aux élections législatives. J’en ai pourtant demandé une, dans la 3è circonscription de Côte d’Or, d’une part parce que c’est là-bas que j’ai grandi, d’autre part je ne voulais pas ajouter une candidature dans ma circonscription où nombre de marcheurs s’étaient distingués par leur militantisme.

Considérant que le bombardement du tiers-monde, pardon des pays en développement, sous couvert de Droits de l’Homme mais en réalité pour des intérêts géostratégiques ne figurait pas au programme d’En Marche (vérifiez vous-même), et que le parachutage de candidats dans des circonscriptions, notamment la mienne, est une pratique insultante envers les militants locaux qui se sont dévoués corps et âmes pour certains, j’ai décidé de marcher seul.

Non pas que je sois fan de Goldman, mais on ne peut pas marcher dans n’importe quelle direction. Un parti politique, ce n’est pas une religion, où l’on devrait adhérer à tout et à n’importe quoi, mais une association de personnes qui se retrouvent dans des valeurs. Or, envoyer nos troupes dans des bourbiers et placer notre diplomatie internationale sous l’égide de celui qui a fait de la France un pays va-t’en-guerre, ce n’est pas ça « renouer avec le rêve européen ». Pas plus que parachuter des candidats soit « mieux associer » les citoyens « aux décisions qui les concernent », ou un respect des « règles élémentaires de courtoisie ».

Il me semble, et pas qu’à moi d’ailleurs, qu’En Marche devenu République En Marche est devenu un réceptacle dans lequel les comptables de la situation catastrophique de la France ont été recyclés. Les propos de M. Hollande prononcés le 11 décembre 2015 vont dans ce sens.

Me reconnaissant toutefois dans les valeurs d’En Marche, je ne démissionnerai pas, au contraire. Pour m’en prévaloir, j’ai décidé après mûre réflexion, de me présenter aux élections législatives dans la sixième circonscription du Haut-Rhin, face à un marcheur parachuté, Bruno Fuchs.

Ma démarche risque de ne pas plaire, j’en conviens, mais elle a le mérite d’exister, et de m’attirer les soutiens des déçus d’En Marche.

Chers amis, vous n’êtes pas seul, nous marchons mais pour aller de l’avant.